Olivier & Alexandra, un jour mon prince viendra !

Petite, j’ai toujours cru aux contes de fées. J’adorais les histoires qui finissaient par : « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Adolescente, j’adorais tomber amoureuse, écouter des chansons d’amour et écrire des lettres romantiques. À 18 ans, mon cœur a chaviré pour le « plus beau » garçon du lycée. Pour certains, cette histoire n’allait pas durer mais, au fond de moi, je savais que si. Et, finalement, nous avons partagé six ans de bonheur. Seulement, avec le temps, nos aspirations sont devenues différentes et nous avons fait le choix de nous séparer avec intelligence.

J’ai ensuite souhaité rester seule, deux ans, pour prendre soin de moi et redonner à mon corps de l’estime, de la force et de l’amour. À cette époque, je venais de signer mon CDI chez Léa Nature, déjà consciente que ce n’était pas ce que je voulais vraiment. Moi qui rêvais de voyages et d’aventures, j’acceptais à 23 ans un travail qui m’assurait une routine et une sécurité. Quatre ans au siège, au service Marketing Opérationnel (très formateur) et un an sur le terrain, plus destructeur.

Un jour, un de mes clients avait eu une parole abjecte. Attristée, j’ai eu l’idée d’appeler Ølivier, un de mes collègues commerciaux. Nous avions ce client en commun et je pensais trouver une bonne écoute auprès de lui. Son expérience du terrain et son recul sur le métier m’ont aidé à comprendre. Il avait su trouver les mots justes et sincères. Cet épisode nous a permis de nous découvrir et de tisser une relation professionnelle solide. L’attitude de ce client m’a aussi donné la force d’écouter mes envies et d’affirmer que je souhaitais simplement poursuivre mes rêves. Même si cette direction n’était pas l’avis de tout le monde, j’ai choisi de quitter mon travail pour m’envoler vers l’inconnu.

Le 13 novembre, je signais ma rupture conventionnelle et m’envolais pour Bangkok le 19, les yeux brillants d’émotions. J’allais enfin pouvoir accomplir quelque chose pour moi et non pour correspondre aux attentes de ma famille et de la société. À la même période, Olivier s’est séparé de sa femme et, pour vivre cette épreuve sans trop de douleur, il a ressenti l’envie de voyager. À mon retour, nous avons pris un café ensemble pour que je puisse lui raconter mon escapade au pays du sourire. Sur un coup de tête, nous avons convenu que nous pourrions, un jour, partir ensemble, comme « potes », découvrir une nouvelle ville. Le soir même, nous réservions nos billets pour Séville. J’avais bien pris soin de réserver une auberge de jeunesse avec des chambres séparées pour ne pas créer de confusion. Les choses devaient être claires. Nous étions deux copains qui partageaient un voyage sans aucun malentendu.
Cette expérience a été vraiment incroyable et les moments précieux. Nous avons appris à nous connaître, à nous écouter et à nous apprivoiser. J’ai pu lui confier sans peur mes problèmes alimentaires et ma relation particulière avec la nourriture. Je n’ai jamais ressenti de jugement. Je pense, avec le recul, qu’il s’interrogeait discrètement sur ce sujet méconnu et intriguant.

Au retour de Séville, Ølivier m’a confié avoir eu un petit coup de cœur pour moi. Cependant, comme évoqué au début, je n’étais pas prête pour une nouvelle relation et j’ai préféré être honnête. Je pensais pourtant que l’idée des chambres séparées aurait été assez explicite, mais visiblement pas. Je lui ai alors offert mon amitié la plus sincère et lui ai proposé de m’accompagner dans mes prochains voyages. Amsterdam, Stockholm et tous ces petits villages de France à découvrir ensemble. Nos liens se sont renforcés, une confiance s’est instaurée et une bienveillance s’est installée. Chaque moment passé ensemble était devenu précieux et sincère.
Je n’étais pas dupe, je voyais dans son regard cette étincelle d’amour qui grandissait. Mais j’avais encore trop de choses à régler pour laisser place aux sentiments et au désir.

En août 2014, avec une amie, nous sommes parties en road trip dans l’ouest américain et c’est à ce moment-là que j’ai eu la révélation. Ølivier n’était pas avec moi pour vivre ces instants magiques et, au coucher de soleil sur Monument Valley, j’ai dit à Mag : « Je crois que je suis tombée amoureuse d’Olivier ! ». À l’autre bout de la terre, je prenais conscience de son absence et de la place qu’il avait pris dans ma vie.

Lorsqu’il est venu me chercher à l’aéroport, je lui ai confié avoir eu un manque et lui ai dit dans les yeux : « Tu as su conquérir mon cœur avec patience et délicatesse. »

Aujourd’hui, 12 août 2018, nous allons bientôt fêter nos 4 ans d’amour et de complicité pour notre plus grand bonheur. Nous avons fait le choix de ne pas suivre le chemin imposé par la société mais de créer notre modèle de vie. Nous organisons notre emploi du temps avec les contraintes de chacun en avance. Nous prenons nos rendez-vous professionnels dans les mêmes villes, en même temps et nous définissons ensemble nos destinations d’escapades souhaitées. Ølivier et moi avons choisi de ne plus avoir d’appartement et de partager notre budget dans les logements Airbnb, hôtels et le van l’été. Notre famille et nos amis nous ouvrent toujours la porte en cas de besoin. Nous sommes des nouveaux nomades ou nomades chics.
Nous ne vivons pas ensemble et partageons notre quotidien par la force de notre duo. Les moments à deux sont intenses et de qualité. Nous sommes unis et avançons dans la même direction. Avec le temps, j’ai trouvé la paix et au fil des années Olivier a compris qu’il ne pouvait pas me soigner mais simplement m’accompagner.

Il a les pieds sur terre et moi la tête dans les étoiles mais l’addition des deux nous emmène sur le chemin du bonheur…

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